Marc Ravalomanana sur Youtube
Dans cette crise, s’il y a un homme politique qui semble au fait des nouveaux usages c’est bien Marc Ravalomanana. Le président élu s’est adressé à ses partisans et à ses concitoyens à Madagascar grâce à une allocution postée sur YouTube via son tout nouveau channel officiel.
Après avoir été écarté du pouvoir en mars par Andry Rajoelina, l’ancien maire d’Antananarivo et actuellement président auto proclamé d’une autorité de transition, Ravalomanana qui possède la légitimité internationale, mène ses dernières semaines une campagne diplomatique vigoureuse afin de concrétiser son retour au pays.
Stimulé par la condamnation internationale de Rajoelina et l’invitation officielle à la cérémonie d’investiture de Jacob Zuma, Ravalomanana a fait base provisoire en Afrique du Sud, d’où il s’envole à Gaborone et à Mbabane pour des réunions avec les dirigeants du Botswana et du Swaziland, mais aussi de lobbies influents tels que l’ancien chef d’état US, Jimmy Carter et l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.
Après avoir enchaîné les interviews sur les grands réseaux de médias à savoir, BBC, RFI et Al Jazeera, Ravalomanana s’adresse à toute la communauté internationale sur un channel YouTube appelé « MadagascarPresidency ».
S’exprimant dans des clips en français et en anglais, Ravalomanana « exige » que « le régime illégitime » laisse place à un gouvernement démocratiquement élu et invite la communauté internationale à refuser la reconnaissance diplomatique et d’éviter les relations d’affaires avec le gouvernement de Rajoelina.
« La SADC, l’Union Africaine, et la communauté internationale ont tous sévèrement condamné ce coup d’état et ce gouvernement illégal. Ils ont rappelé la nécessité du retour rapide à l’ordre constitutionnel à Madagascar. Avec le soutien de la communauté internationale, la démocratie, les droits de l’homme et la justice seront rétablis à Madagascar » affirme-t-il.
Malgré les intimidations des médias nationaux par le régime Rajoelina, condamnées par Reporters Sans Frontières, ce dernier peine toujours à convaincre la webosphère majoritairement acquise à son principal opposant, sinon au respect de la légalité.
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