Le contrat de la MCC avec Madagascar, le tout premier signé par cette institution en avril 2005
C’est en effet ce qu’il ressort des dernières 24h puisque les États-Unis ont décidé de mettre fin à leur aide économique tandis que Rajoelina recherche le soutien du Guide Muammar Kadhafi après avoir cherché des financements saoudiens.
Les États-Unis rayent Madagascar de la liste des pays bien gouvernés et suspendent l’aide économique
Les États-Unis ont annoncé mardi mettre fin à leur aide économique à Madagascar en raison du caractère non démocratique de l’accession au pouvoir du nouveau président Andry Rajoelina.
Cette décision a été prise au cours d’une réunion présidée par la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, par la Millenium Challenge Corporation (MCC), une agence du gouvernement américain créée par l’ex-président George W. Bush pour lier l’aide au développement à la bonne gouvernance et aux principes démocratiques, a précisé la MCC dans un communiqué.
Le contrat de la MCC avec Madagascar, le tout premier signé par cette institution en avril 2005, portait sur une aide de 110 millions de dollars sur cinq ans, indique le communiqué sans préciser le montant déjà déboursé par Washington.
“La MCC regrette profondément de devoir mettre officiellement fin à toutes ses opérations à Madagascar suite au changement de gouvernement de manière non démocratique”, a déclaré le PDG par intérim de l’organisation, Rodney Bent.
“Cette décision n’a pas été facile, vu que le conseil d’administration de la MCC ainsi que son équipe ont été extrêmement fiers de l’amélioration palpable que le programme de la MCC a apportée dans la vie des démunis à Madagascar”, a-t-il ajouté.
Mais “comme le programme a été conçu pour aider les pays en voie de développement qui montrent les engagements les plus solides envers les principes fondamentaux de la promotion des droits politiques, l’investissement social et la promotion d’un marché libre, le conseil d’administration a considéré que les événements survenus récemment à Madagascar ont fondamentalement sapé le droit du pays à bénéficier dudit programme”, a-t-il poursuivi.
Les États-Unis avaient suspendu leur aide non humanitaire à Madagascar en mars, après avoir qualifié de “coup d’État” l’accession au pouvoir de M. Rajoelina.
Rajoelia se tourne vers Kadhafi et les saoudiens
De retour de voyage en Lybie, le président du régime militaire de la HAT a clamé haut et fort un soutien du colonel Kadhafi président de l’Union Africaine. D’après Rajoelina il serait prêt à aider la transition. Cependant d’après le journal Alarabya qui cite la presse d’État lybienne, l’UA continuerait de refuser de reconnaître Rajoelina. La presse d’État a continué de l’appeler “Andry Rajoelina” ou “le président auto proclamé”. Qui dit vrai ? Ce n’est pas la première fois que la confusion apparait puisque après la visite d’une délégation de la SADC fin avril, la HAT avait aussi déclaré avoir le soutien de cette délégation qui s’est abstenue de tout commentaire devant la presse malgache. La semaine dernière la HAT avait avancé que le dialogue avec l’Union européenne était exclusif or des délégations d’autres partis ont aussi été écoutées.
La HAT reste isolée
Même dans le cas d’une reconnaissance de la Lybie, Rajoelina demeure de plus en plus isolé car son pouvoir n’est pas reconnu par les grandes puissances occidentales. De plus économiquement la HAT court à la faillite : l’UE a décidé de geler les nouveaux projets, il en est de même pour le FMI et d’après certaines informations la Banque mondiale ferait de même à partir de juillet. Le plus gros revers est cet arrêt des financements des États-Unis tout cela deux semaines après les menaces à peine voilées lancées par Monja Roindefo contre l’ambassadeur pour l’inviter à quitter le pays. Celui-ci avait averti que l’éligibilité à l’AGOA serait non reconduite si les élections n’étaient pas organisées avant fin 2009.
Comment la HAT peut-elle se permettre de se mettre à dos la première puissance mondiale alors qu’aujourd’hui les Etats-Unis se sont de nouveau repositionnés au centre du monde après l’élection historique et symbolique de Barack Obama ? Ce serait pour le paraphraser “être du mauvais côté de l’histoire”. Madagascar serait-il un nouvel Etat voyou ?
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