(23-07-2009) - Antananarivo – Après une analyse approfondie, les médecins ont conclu que les deux sœurs siamoises originaires du village d’Ifito, dans la région de Toamasina, à l’Est du pays ne peuvent pas être chirurgicalement séparées.
Mahagaga et Sôva, les deux sœurs qui ont un peu plus de deux mois maintenant, porteraient des organes en commun, dont le cœur. Ce qui rendra impossible toute tentative de séparation, sans sacrifier la vie de l’une ou l’autre d’entre elles.
Nées le 10 mai dernier, les sœurs siamoises ont été transférées dans la capitale, le 20 mai, pour être hospitalisées. Depuis, les médecins ont examiné la possibilité d’une séparation, comme cela a été le cas pour deux autres siamois, Mahagaga et Mahalatsa, originaires du Sud de l’île, et séparés en début février à l’hôpital Necker à Paris.
Dans les prochains jours, Mahagaga et Sôva, les sœurs siamoises, devront retourner à leur région d’origine. L’opération n’étant pas envisageable. Elles pèsent actuellement un peu plus de cinq kilos.
Le professeur Lalatiana Andriamanarivo du service Chirurgie infantile de l’hôpital universitaire HJRA de la capitale s’est quelque peu étonné de la fréquence de naissance de bébés siamois à Madagascar ces derniers temps. Au cours des dernières décennies, une naissance de siamois tous les cinq ans a été enregistrée. En l’espace d’une année pourtant, deux naissances ont été constatées, vers fin 2008 et en mai 2009.
© MATERA
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