(03-07-2009 ) - Le tourisme malgache se trouve actuellement dans une grande impasse. D'un côté, les effets des crises mondiale et interne; et de l'autre côté les objectifs et l'incertitude pour l'avenir. Etat des lieux de la situation actuelle.
Des touristes français visitant une infrastructure de l'île Sakatia, à Nosy-Be en juin 2009
© DTS La crise politique du début de l'année aidant, en plus de la crise économique mondiale, l'industrie du tourisme malgache est en pleine récession depuis le début de l'année.
"Jusqu'à maintenant, le taux de remplissage des hôtels ne dépasse pas les 10% si c'était à 68% durant la même période l'an dernier", se plaignent les hôteliers.
"On vit d'annulation en annulation de réservations. Pour le moment, il y a encore des réservations jusqu'en octobre et on espère qu'elles ne seront pas aussi annulées, sinon toute la saison tombera à l'eau", ajoutent les opérateurs du secteur.
Actuellement, le chômage technique devient le maître-mot des entreprises et des industries du secteur tourisme. Chômage technique qui pourrait perdurer avec l'incertitude qui règne. Les derniers
sondages réalisés par les cabinets français sur la conjoncture touristique française annoncent une baisse d'intention de départ en vacances pour les français pour raison économique. Alors que la clientèle du tourisme malgache est à majorité française (70%). Une chute qui engendrerait sûrement une baisse grandiose dans les recettes avec la baisse des activités et des vignettes touristiques, principale ressource financière de l'Office National du Tourisme pour la promotion de la destination.
Des tours opérateurs européens en eductour à Nosy-Be
© DTS De son côté, l’
ONTM essaie de maintenir ses activités de promotion. La promotion à l’international toutefois, demeure tributaire des moyens financiers, qui sont très faibles, car il y a forte réduction des vignettes touristiques vu le nombre réduit de touristes (seulement 39.483 au 1er trimestre 2009 contre 68.162 au 1er trimestre 2008). Il a déjà même présenté un plan de relance estimé à 600.000 euros, mais la grande question de "Où trouver l'argent ?" demeure irrésolue.
Dans les îles voisines, comme à l'île Maurice, par exemple, c'est l'Etat même qui appuie financièrement la relance du tourisme. La MTPA (Mauritius Tourism Promotion Authority) a bénéficié de plus de 100 millions de Roupies du gouvernement mauricien pour lancer ses programmes afin d'accentuer la visibilité de Maurice sur le tourisme mondial et faire face à la crise internationale.
Que faire alors si la crise perdure ? Les opérateurs ont déjà proposé des offres promotionnelles, mais déclarent ne peuvent pas aller loin de la moyenne de 30% à 50%. Et 2010 ?
Solofo Andrianjakarivelo
© DTS
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