Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Antananarivo et périphérie.Beaucoup de loyers impayés,les ménages en..

Antananarivo et périphérie. Beaucoup de loyers impayés, les ménages en difficulté
(14-05-2009) - Situation de plus en plus inconfortable pour les propriétaires de logements de gamme moyenne et bas de gamme. Ils ont de plus en plus de mal à se faire payer.
Vue d'un des 192 quartier d'Antananarivo Renivohitra
Vue d'un des 192 quartier d'Antananarivo Renivohitra
© DTS
Leurs locataires, essentiellement des ménages à revenus moyens ou à faibles revenus, ont de plus en plus de mal à payer leurs loyers. La crise est bel et bien passée par là. Les événements qui ont secoué le pays ont eu les conséquences que l’on connaît : pertes d’emploi en série, baisse des activités économiques qui a conduit au chômage technique, explosion du nombre des nouveaux sans-emplois.

Les familles concernées après avoir réduit leurs dépenses en nourriture, n’arrivent plus à pouvoir payer ni les écolages des enfants, ni leurs loyers. « Je ne veux pas être trop intransigeante car mes locataires ont toujours été de bons payeurs. Je me rends bien compte qu’ils sont en difficulté car la mère de famille a perdu son travail durant la crise alors qu’avec le seul salaire du mari, la famille ne s’en sort pas », compatit Germaine Rasendrarisoa, propriétaire d’un petit deux-pièces loué à Ar 80.000 par une famille de 5 personnes. Elle dit vouloir laisser un peu plus de temps à ses locataires. En attendant, elle se contentera de ses pensions de retraite. Ses locataires lui doivent maintenant deux mois de loyer.

Comme cette propriétaire, quelques autres ont confié avoir rencontré les mêmes difficultés à se faire payer.

Expulsés
Mais tous les propriétaires ne sont pas comme Germaine Rasendrarisoa. D’autres n’ont pas hésité à expulser au bout de deux mois de cumul de loyers impayés. Du coup, des familles entières se retrouvent à la rue. Celles qui peuvent encore compter sur la famille élargie, se font héberger provisoirement chez celle-ci. C’est le cas de cette famille qui a voulu garder son anonymat. Trois mois de loyers impayés, soit Ar 360.000 après le chômage du père de famille survenu fin janvier. Et ce fut l’expulsion. Chaque membre de la famille est hébergé depuis par les frères et sœurs des parents. Leurs meubles ont été entreposés un peu partout chez des connaissances.
« Cette situation est très humiliante, mais nous nous estimons quand même avoir eu beaucoup de chance d’avoir une famille qui nous aide. Cela nous a évité la rue. Ce n’est pas le cas pour tous les expulsés », confie le père de famille, tout en sachant qu’il devra trouver une solution dans les plus brefs délais, pour préserver les liens familiaux.

Hanitra R. 

 



Publicité
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

J
Dramatique.Yves 
Répondre