ANTANANARIVO - Le président malgache Marc Ravalomanana, confronté à une crise politique majeure, a affirmé jeudi que le rétablissement de la sécurité et de la paix sociale étaient "prioritaires", selon un communiqué de la présidence diffusé à l'issue d'un conseil des ministres.
"Dans une déclaration faite au début du Conseil des ministres, le chef de l'Etat a une fois de plus affirmé que la priorité pour le moment était de rétablir la paix sociale et la sécurité", indique le communiqué.
"Par ailleurs, le chef de l'Etat, réitérant son entière disponibilité à écouter toutes les tendances, a lancé un appel à toutes les forces vives de la Nation à participer aux prochaines assises nationales afin de trouver une solution à la crise actuelle", ajoute la présidence malgache.
Le président malgache a également appelé "au calme et à la sérénité".
"Il a ainsi invité la population et les forces de l'ordre à se donner la main pour une telle mission, car la mission des forces armées est de travailler pour le peuple, de le défendre avec dignité et droiture", ajoute le communiqué.
Cet appel au calme et au dialogue intervient dans une période de flottement des institutions, notamment sécuritaires, sur la Grande Ile de l'océan Indien.
Mercredi, l'armée a porté à sa tête un nouveau chef d'état-major en remplacement de celui nommé quelques semaines auparavant par le président Ravalomanana.
Le ministre malgache de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, qui avait annoncé mardi à la presse sa démission, a déclaré jeudi à l'AFP "être revenu sur sa décision" et avoir participé au conseil des ministres.
Des "assises nationales" qui devaient débuter jeudi à Antananarivo pour tenter d'esquisser une sortie de crise négociée ont été reportées sine die après le refus de l'opposant Andry Rajoelina d'y participer et en raison des incertitudes au sein de l'armée.
Un conflit larvé opposant M. Ravalomanana à M. Rajoelina s'est transformé en crise ouverte mi-décembre. Depuis, M. Rajoelina, qui a été destitué de son mandat de maire par les autorités le 3 février, réclame la destitution du président et s'est proclamé en charge de la gestion du pays.
Au moins une centaine de personnes sont mortes depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit.
(©AFP / 12 mars 2009 15h44)
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