Le Président Ravalomanana à Mahajanga (25/02)
Appel au retour de la stabilité
Le Chef de l’Etat Marc Ravalomanana était ce mercredi à Toamasina et à Mahajanga pour rencontrer les chefs militaires et les autorités civiles des régions Atsinanana et Boeny. Les obstacles économiques et sociaux engendrés par les derniers événements ont été abordés en priorité par le président, qui a souligné l’établissement de l’ordre, de la stabilité et de la sécurité par les forces de l’ordre pour conduire à la résolution de ces difficultés.
Le président de la République a procédé ensuite à la présentation officielle aux autorités locales du nouveau ministre de la Défense, le Vice Amiral Ranaivoniarivo Mamy Solofo, le nouveau Chef de l’Etat Major Général de l’Armée Malgache, Le Général Rasolomahandry Edmond, et le nouveau Commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Pily Gilbain.
« Les citoyens doivent pouvoir se rendre à leur travail en sécurité et en toute sérénité, » a insisté le président.
Andry Rajoelina ne discute plus
Retardé par ces déplacements, le président a donc manqué mercredi la quatrième rencontre avec Andry Rajoelina. Néanmoins, il fut représenté par une délégation menée par le président de l’Assemblée Nationale Jacques Sylla et le vice-président du Sénat Noël Rakotondramboa. Cette délégation n’a semble-t-il pas suffi à Andry Rajoelina, qui a mis un terme à toutes négociations dans la soirée.
« Le fait que le président de la République ne soit pas venu à cette rencontre, cela signifie que la vie de la nation n’est pas prioritaire (pour lui) », a déclaré M.Rajoelina avant d’appeler ses partisans à se rassembler jeudi et samedi.
Le spécialiste des gestions de foule incarcéré
Tôt dans la journée, un proche de Rajoelina, Jean Théodore Ranjivason a comparu pour la première fois devant le juge du parquet. En outre l’atteinte immédiate à la sûreté de l’Etat, d’autres griefs lui sont reprochés à savoir : incendie et destruction de biens publics et privés (TVM, RNM, MBS), acte prémédité de violence et manifestation sur la voie publique sans autorisation.
Réputé place du 13 mai pour être un expert en matière de gestion de foule, Jean Théodore Ranjivason est le premier suspecté par la justice comme faisant parti des commanditaires des violences de fin janvier. En effet, des émeutes et pillages ont suivi les manifestations le mois dernier, engendrant la mort de plus d’une centaine de personnes en moins de deux semaines et plus d’une trentaine tuée par la garde présidentiel le 7 février lors de l’assaut du Palais présidentiel par les partisans du maire déchu.
Questionné mercredi sur les récents pourparlers avec ce dernier, le Chef de l’Etat a affirmé être toujours à l’écoute et prêt à dialoguer avec ceux qui veulent œuvrer pour le développement du pays. Le plus difficile pour le président restera de les identifier.
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