Députés TIM. « La transition, c’est du forcing » (20-02-2009) -Pendant que le camp de Andry Rajoelina procède à la prise des ministères, les députés TIM disent non à la prise de pouvoir dans la rue. Légalité et unité nationale Dans la matinée, ils ont été reçus à Iavoloha par le président Marc Ravalomanana. Dans l’après-midi, ils ont rencontré la presse à Tsimbazaza. Ils, ce sont des députés élus sous les couleurs du parti au pouvoir. Sur la rencontre d’Iavoloha, ces 78 élus TIM ont tenu à préciser que c’est eux qui ont sollicité la rencontre. « Pour nous, le président Marc Ravalomanana reste le symbole de l’Unité nationale et incarne la légalité. Nous étions venus ce matin (hier matin) à Iavoloha pour lui exprimer notre soutien», a martelé Raharinaivo Randrianatoandro et consorts hier.
Ils ont été fermes sur le projet de la mise en place d’un régime de transition : « La transition, c’est du forcing. Du forcing parce que la machine administrative fonctionne encore normalement. A Brickaville, les fonctionnaires font leur travail et les écoles ouvrent tous les jours leurs portes », a fustigé Leriva Manahirana de Brickaville.
2002 et 2009 Harifanja de Beroroha d’enfoncer le clou : « Le contexte politique de 2002 est différent du contexte actuel. En 2002, il y a eu une élection. Le « Vahoaka » s’est insurgé contre les fraudes électorales. Actuellement, il n’y a pas élection. On voudrait purement et simplement renverser du pouvoir un président élu démocratiquement».
Le député TIM d’Ambohidratrimo Raharinaivo Randrianatoandro de préciser que leurs points de vue n’engagent qu’eux-mêmes. « Nous ne pouvons pas nous exprimer au nom du président Marc Ravalomanana », a souligné ce porte-parole du parti au pouvoir.
Les déclarations de ces députés en exercice interviennent en pleine période où le camp de Andry Rajoelina procède à la prise des ministères. Quatre ministères ont été pris hier sans heurts dont celui de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure, de l’Education Nationale ainsi que de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire.
Y a-t-il déjà eu un « deal » sur le partage des ministères entre le président Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ? That is the question.
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