
A 24 heures de devenir le premier président noir des Etats- nis, Barack Obama a rendu visite à des blessés à l'hôpital militaire Walter Reed, dans la banlieue de Washington, qui avait défrayé la chronique pour les conditions de logement déplorables des malades.
Il a ensuite retroussé ses manches, pour repeindre un mur en bleu dans Sasha Bruce House, un foyer pour sans-abri et adolescents à problèmes près du Capitole, où il s'est rendu en fin de matinée, suivi par une nuée de journalistes et de badauds prenant des photos avec leurs téléphones portables.
En jean et bras de chemise, M. Obama est monté sur une échelle pour accrocher des rideaux et a peint un mur au rouleau.
Dans un communiqué, il a rendu hommage à Martin Luther King en promettant que son investiture permettrait de "renouveler la promesse" du rêve américain.
"Demain, nous nous rassemblerons et ne ferons qu'un, sur l'esplanade où le rêve de (Martin Luther) King continue de résonner. Par cela même, nous reconnaissons qu'ici en Amérique, nos destins sont inextricablement mêlés", a-t-il indiqué.

"Nous sommes résolus à marcher ensemble. En cherchant à renouveler la promesse de ce pays, souvenons-nous de la leçon de (Martin Luther) King: les rêves que nous avons séparément n'en font qu'un", a-t-il ajouté.
La journée d'hommage à Martin Luther King, assassiné en 1968 à 39 ans après avoir lancé le mouvement d'égalité des droits, est traditionnellement consacrée aux bonnes causes aux Etats-Unis.
Elle a pris un tour particulier cette année, alors que M. Obama s'est toujours investi dans les activités de quartier dans son fief de Chicago (Illinois, nord) et a appelé ses concitoyens à "rénover l'Amérique ensemble", au moment où le pays traverse l'une des plus graves crises économiques de son histoire.
Les réjouissances devaient reprendre dans la soirée avec un bal inaugural dont les enfants seront les héros, avec la participation de Michelle Obama et Jill Biden, l'épouse du vice-président élu.
Barack Obama, qui a fait de la coopération avec l'opposition républicaine un de ses chevaux de bataille, devait faire une apparition à trois dîners consécutifs: l'un en hommage à Colin Powell, l'ancien héros de la guerre du Golfe devenu le premier Noir à diriger la diplomatie américaine lors du premier mandat de George W. Bush, le second en l'honneur du concurrent malheureux de M. Obama au scrutin présidentiel, le républicain John McCain, et le troisième en l'honneur du vice-président élu Joe Biden.
Au lendemain d'une journée d'embouteillages monstres dus à un concert gratuit sur le Mall, l'immense parc du centre de Washington où se déroulent les festivités, la capitale retenait son souffle avant la journée de mardi, qui promettait des encombrements bien pires.
Les centaines de milliers d'Américains venus des quatre coins du pays pour ce long week-end profitaient de la journée pour découvrir les musées de la capitale et ses centres commerciaux.
Torrey Pocock, 38 ans, est venu de Los Angeles pour célébrer la victoire sur le racisme que représente l'élection de M. Obama, bien qu'il ait toujours voté républicain.
"Que ce pays, avec son histoire, ait placé sa confiance dans un président noir, c'est incroyable", s'enthousiasme-t-il.
Parmi les invités de dernière minute figure l'équipage du vol 1549 d'US Airways qui a réussi à faire amerrir d'urgence un Airbus A320 jeudi sur l'Hudson à New York, sauvant les 155 personnes à bord.
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