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  • : Le blog de P.E. et J.F.
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  • Nous voici : les auteurs du blog MALALA, notre Blog sur nous :1 couple mixte marié,vivant en Eure et Loir. Lui,Français d'origine Portugaise.Elle,Malgache.
 MALALA ,en français CHERI(E), mot d'origine malgache. MALALA Ô désigne Notre Dieu d'Amour.
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 20:03
15 août 2009
Deuxième auto-proclamation pour Andry Rajoelina, ici à Maputo Deuxième auto-proclamation pour Andry Rajoelina (photo Maputo)

 

« Toutes les personnes qui vont travailler avec Andry Rajoelina doivent être acceptées par lui » a déclaré Andry Rajoelina lui même ce vendredi soir à la télévision nationale. Le président de feue la Haute Autorité de Transition, qui dirige le pays depuis un coup d’Etat en mars, s’est en effet revendiqué comme le patron du processus de transition engagé dimanche par les leaders de Madagascar.

« On ne peut pas imaginer que ce soit quelqu’un d’autre qui dirige la transition. Concernant la transition gérée par Andry Rajoelina, c’est acquis, on ne peut plus revenir dessus », a déclaré M. Rajoelina lors d’une interview sur la télévision nationale.

Sous médiation internationale, les chefs de quatre principaux partis malgaches, dont M. Rajoelina et l’ancien président évincé Marc Ravalomanana, sont parvenus à un accord de transition dimanche au Mozambique.

Selon l’accord, de nouvelles élections devront être organisées d’ici fin 2010 par un gouvernement de transition dont les postes doivent encore être attribués.

Le médiateur de l’Organisation internationale de la francophonie, Edem Kodjo, avait déclaré mardi que le chef du gouvernement de transition ainsi que les ministères clés n’avaient pas encore été choisis.

M. Rajoelina a souligné sa volonté de collaborer avec ses rivaux politiques, mais s’est également présenté comme le leader.

« Il faut des rassembleurs, des gens de compétences. On n’est pas là pour le partage du gâteau, mais pour le développement du pays », a-t-il déclaré, ajoutant : « Toutes les personnes qui vont travailler avec Andry Rajoelina doivent être accepté par lui ».

Après des mois à la tête de l’opposition, Andry Rajoelina, 35 ans, a été porté au pouvoir par l’armée le 17 mars, forçant Marc Ravalomanana à l’exil. Depuis, la communauté internationale réclame le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays de l’océan Indien.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 19:54
15 août 2009

30-03-2009-10-17-47.jpg Les Forces armées malgaches ont rejeté « catégoriquement » le 13 août dernier la création d’un comité de réflexion sur la défense et la sécurité nationale, entérinée par les « accords de Maputo » signés dimanche dernier par les quatre mouvances politiques du pays.

« La grande famille des forces armées (…) rejette catégoriquement les dispositions de l’article 22 de la charte de la Transition relatives à la création d’un Comité de réflexion sur la défense et la sécurité nationales », a fait savoir le général Claude Ravelomanana.

L’armée menace de prendre les mesures nécessaires

La charte de la Transition signée à Maputo le 6 août dernier par les quatre mouvances politiques malgaches stipule que le Comité de réflexion sur la défense et la sécurité nationale (CRDSN) est composé de huit membres désignés par les mouvances politiques, à raison de deux représentants par mouvance.

« Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka ou Albert Zafy ne disposent pas de leurs propres armées, gendarmeries et polices nationales. Cette désignation (par les quatre chefs de file des mouvances des membres de la CRDSN) va à l’encontre des résolutions prises lors des dernières Assises nationales militaires, prônant la dépolitisation des Forces armées », explique le général Ravelomanana.

Le 11 août dernier, des personnalités proches de la Haute Autorité de Transition, « les Forces du changement », ont fermement refusé le retour de Marc Ravalomanana au pouvoir et l’impunité systématique des dirigeants ayant commis des délits constitutifs de détournement de deniers publics et d’atteinte à la vie et à l’intégrité physique des personnes. Certains ont même conseillé à Rajoelina de quitter la table de négociation à Maputo 2 s’il le fallait pour ne pas créer de la « frustration » chez les vraies forces du changement.

L’armée souhaite le maintien de Rajoelina et Roindefo à la tête de la transition

Fidèles aux résolutions de leurs assises et à leur devise « Pour la patrie » qui implique « la défense opérationnelle du territoire avec la protection des citoyens et de leurs biens », les militaires malgaches ont signalé que « toutes les objections susceptibles d’occasionner la dissension au sein des Forces armées ne sont plus tolérées », a rapporté le secrétaire d’État à la Gendarmerie.

« Les mesures appropriées seront prises », a-t-il continué sans apporter de précision sur les différents objectifs.

Les Forces armées malgaches ont par ailleurs demandé le maintien à leurs postes durant la transition du président de la Haute autorité de la Transition (HAT), Andry Rajoelina, ainsi que de son Premier ministre Monja Roindefo.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 07:40

(10-08-2009) - Même s'il est libre de revenir à Madagascar où aucun texte n'interdit du reste à un ressortissant malagasy d'entrer dans son pays, Marc Ravalomanana ne serait pas près de ni prêt à le faire dans l'immédiat.
Il attend que la paix et la sécurité reviennent pour effectuer son retour. Maintes fois annoncé au Magro où ses partisans pourraient voir leur « Mama » en attendant « Dada ». En effet, Lalao Ravalomanana envisagerait de rentrer prochainement au pays avec ses enfants. L'arrivée de l'ex-Première Dame qui compte d'ailleurs se rendre au Magro pour remercier les manifestants, ne pourra que redynamiser le mouvement légaliste qui s'est essouflé ces derniers temps.

R. O

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:52

Réflexions sur la vie politique malgache…

9 août 2009

 Ndimby A. @ 8:11

J’avais fait état de mon pessimisme concernant ce qu’il fallait attendre de Maputo, sur la base de ma méfiance innée et acquise envers la classe politique malgache. Apparemment, j’ai eu tort. Car un accord a finalement été obtenu à l’issue de quatre jours de négociations dans la Capitale mozambicaine.  Maintenant, il faut savoir que l’essentiel n’est pas la signature d’un accord, mais son application. L’Histoire rengorge d’accords de paix signés puis violés, et rien ne prédispose à croire que les politiciens malgaches soient particulièrement des hommes de parole. On verra donc s’il fallait croire trop en Maputo.

La transition durera donc 15 mois à compter de la date de signature (9 août), durant lesquels les élections  législatives et présidentielles seront organisées. Cela satisfera les concepteurs de la Convention de Panorama. Le schéma de répartition du gâteau (un PM, 3 vice-PM) est entériné.  Didier Ratsiraka a obtenu son annulation.  Marc Ravalomanana ne prendra pas part personnellement à la gestion de la transition. Cela satisfera les chefs militaires. Mais il devra attendre une éventuelle décision du Congrès de Transition qui devra statuer sur les « crimes de sang », avant de voir la suite des velléités de poursuite au sujet des événements du 7 février.

Le perdant et les gagnants

La phraséologie officielle afirme qu’il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu lors de ces Accords, mais que c’est le peuple malgache qui est le gagnant de Maputo. Mais au-delà de cette assertion qui sent bon la Pravda, les leaders des quatre mouvances s’en sortent quand même de manière différente.

On saluera toutefois le véritable sens de l’État et le patriotisme de Marc Ravalomanana, dont la position initiale était un facteur de blocage à la conclusion d’un compromis. En acceptant finalement de ne pas chercher à revenir au pouvoir dans l’immédiat, Marc Ravalomanana a sauvé la possibilité d’un accord à Maputo. Il est donc a priori le grand perdant de ces accords, et on ne sait comment la foule de Magros, nourrie quotidiennement du « fiverenan’i Dada », va réagir. Toutefois, le blanchiment de son dossier pénal est quand même un point appréciable pour celui qui fut condamné (au nom de l’indépendance de la Justice !) pour cautionner un des chevaux de bataille du coup d’Etat : l’achat du Air Force One number Two. C’était certainement une décision dispendieuse et stupide, mais à notre connaissance la stupidité n’est pas encore un motif de condamnation, sinon la Place du 13 mai n’aurait pas connu une telle affluence durant le premier trimestre, et les couloirs des Palais de la République seraient actuellement bien dégarnis.

Si l’ego de Ravalomanana a accepté une telle concession par rapport à ses ambitions initiales, on peut envisager que son rival Rajoelina a également mis des propositions sur la table pour faire fléchir l’ancien Président. L’hypothèse est donc que Rajoelina a annoncé qu’il ne sera finalement pas candidat aux futures présidentielles. Pour certains observateurs, la nomination d’Edgar Razafindravahy au poste de PDS d’Antananarivo est d’ailleurs un signe : cet homme d’affaires discret mais talentueux, auquel on prête une ambition politique, ne se serait pas vu offrir un tel tremplin en or vers la présidentielle, sans la bénédiction de Rajoelina. Car l’expérience montre que la Mairie de la Capitale est un plateau de rêve pour construire une ambition nationale, que ce soit par la voie électorale ou en s’appuyant sur des mouvements de rue. Razafindravahy serait-il donc le candidat de Rajoelina ? L’avenir nous le dira. En tous cas, Monja Roindefo doit faire la moue, lui qui se voyait déjà adoubé candidat d’Etat.

Pour en revenir à Maputo, Andry Rajoelina en est le grand vainqueur. Les Accords de Maputo tirent beaucoup de leur essence de la Convention de Panorama signée par les pro-HAT il y a une semaine. L’institutionnalisation de la transition, fondée maintenant du point de vue du droit international sur la Charte de Maputo, va lui permettre de recouvrir ses habits de putschiste d’un manteau plus respectable de chef d’Etat. Et la durée acquise de la transition lui permettra donc de réaliser finalement pendant un total de 20 mois (15 + 5 depuis Mars) son rêve d’adolescence : se faire appeler « Monsieur le Président » par ceux qui le souhaitent. Parmi les possibilités qui s’ouvrent à Monsieur Rajoelina grâce à l’Accord de Maputo, sa participation à la prestigieuse Assemblée générale des Nations unies, qui réunit annuellement les grands de ce monde au mois de Septembre. Y participer et se faire donner du « Monsieur le Président » par des personnes comme Barack Obama, Nicolas Sarkozy, Ban Ki Moon ou autres : quelle revanche pour celui qui n’était encore, il y a quelques années de cela, que le DJ en vogue des soirées d’Antananarivo.

Ratsiraka sort également grand vainqueur de ces Accords, car son retour pour vivre ses vieux jours est rendu possible. Toutefois, l’Armée a aussi montré qu’on doit compter avec elle. Ayant une fois de plus montré ses dents avant le début de Maputo, elle ne peut qu’être heureuse de voir que tout le monde a obtempéré à son coup de semonce verbal. Sans doute personne ne voulait prendre le risque de se retrouver en face des canons de ceux qui ont la gâchette facile (comme Haja la bouquiniste), ou se faire menacer par le barman de service de devoir boire des jus très naturels dans certains camps militaires.

Quant à Albert Zafy, on ne sait pas encore quel poste il occupera, mais quel que soit ce poste, il le méritera pour son abnégation et son combat pour la réconciliation. Si Marc Ravalomanana l’avait écouté depuis 2002, il n’en serait peut-être pas là, et nous aussi. C’est sans doute celui qui avait le moins d’intérêt personnel à gagner à Maputo, et celui qui a pensé véritablement à l’intérêt supérieur de la Nation. Quant aux autres, on mettra cela en doute, surtout quand on compte le nombre d’emplois perdus à cause du coup d’Etat

Un Accord inachevé

Sur les autres sujets liés à la crise on n’en saura pas plus, du moins pour l’instant. Le chef de gouvernement : les manoeuvres de Monja Roindefo pour s’accrocher à son fauteuil ont-elles réussi ? Le carnage du 7 février 2009, organisé dans le but de fabriquer des martyrs pour la cause de la révolution orange, sera-t-il jugé ? Les mutins vont-ils se remettre dans le droit chemin de la règle militaire, puisque leur grande crainte s’estompe : apparemment personne ne leur demandera des comptes sur leurs motivations les plus sonnantes, sinon trébuchantes ?  Les arrestations arbitraires, intimidations et autres manoeuvres pour motifs fallacieux contre les leaders légalistes vont-elles cesser ? On pense notamment aux députés, à Ihanta Randriamandranto et surtout à ces cinq technocrates contre lesquels une cabale a été montée pour les accuser de commanditer des attentats à la bombe. Parmi les prétextes utilisés, des aveux qu’un des poseurs de bombe aurait fait avant de mourir. Heureusement que cet énergumène, victime de la bombe qu’il devait poser, n’a pas avoué lire régulièrement la Bible : nos zélés enquêteurs en auraient profité pour accuser Jésus d’être le commanditaire de ces actes.

Mais malgré tout,  ne faisons pas la fine bouche sur l’Accord de Maputo. Dans de telles négociations, on s’attache à résoudre les grands problèmes, en espérant que les petits soucis s’arrangeront d’eux-mêmes. La question résidera donc dans la mise en oeuvre, car ce n’est pas tout de l’avoir signé, encore faut-il l’appliquer. Et là, la partie n’est pas gagnée d’avance. Le processus devra donc être accompagné par la Communauté internationale. Lors de sa conférence de presse à Ivato, Andry Rajoelina a montré une certaine maturité dans ses réponses, certainement acquise à la fréquentation de personnes ayant une stature d’homme d’Etat lors de son séjour à Maputo. Cela doit le changer de ses fréquentations habituelles du 13 mai, d’Ambohitsirohitra et d’Iavoloha. Mais on sait aussi que l’homme est sous l’influence de dinosaures, faucons et écrevisses marbrées (en treillis,  ou non). Restera donc à voir si ses bonnes dispositions d’esprit se maintiendront.

L’Accord doit encore donner lieu à des marchandages de sièges pour remplir les institutions de la Transition, et donc à des négociations. Il y a donc encore beaucoup de sujets qui fâchent qui doivent être discutés, et qui ont été laissés de côté à Maputo. Les possibilités de clash existent donc encore, même si personne ne le souhaite. Les politiciens Malgaches seront-ils capables de s’arranger entre grandes personnes, ou bien faudra-t-il encore rappeler Joaquim Chissano et son équipe pour superviser le règlement des détails ? Car depuis six mois, on ne peut que mettre en doute la capacité de la classe politique à trouver un consensus sans y être forcée par la Communauté internationale. Et on doute fort que les robinets vont s’ouvrir dès cette semaine. La bonne volonté du pouvoir de transition, des bidasses de sa garde prétorienne et des fabricants de commanditaires de terrorisme sera donc mise à l’épreuve.

Soulignons cependant que le problème fondamental n’est pas la signature de l’Accord de Maputo, le numéro de la République  (IIIème, IVème ou 25ème), la Constitution qui sera votée, les hommes ou femmes qui seront nommés aux postes de responsabilité. Car le plus important depuis le retour du pays à l’Indépendance, c’est le manque de sens que l’on accorde à des mots qui devraient pourtant avoir une connotation sacrée : République, Constitution, citoyenneté, voix du peuple (ce qui est différent des croassements de la foule).

Il faut donc réfléchir à une refondation de la République et de la Nation malgache, à la reconstruction d’une citoyenneté basée sur des vertus et des valeurs, et à la mise en place de règles respectées et respectables pour le « vouloir vivre ensemble ». Sans cela, nous serons toujours à la merci de personnes qu’aucun scrupule n’empêchera de faire un coup d’Etat, avant d’utiliser la réalité du terrain pour s’imposer dans un mauvais accord qui vaut toutefois mieux qu’une bonne guerre civile.


Source :  http://fijery.wordpress.com/2009/08/09/ne-faisons-pas-la-fine-bouche/

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:19
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Cliquer sur les photos pour agrandir.


Source : TopMada.com  
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:15

Dix jours décisifs à venir avant Maputo 2

9 août 2009

maputo-0809-00016 Un accord vers la paix et la réconciliation nationale a finalement été signé après près de cinq jours d’intenses négociations entre les quatre mouvances politiques à Madagascar. Néanmoins deux points d’achoppement demeurent : qui va diriger la nouvelle transition à Madagascar et quelle en sera la composition ? L’accord va t-il être appliqué à la lettre ? En cela les dix jours à venir avant le retour à Maputo pour un deuxième round, vont être décisifs.

Quel rôle pour Rajoelina dans la Nouvelle Transition

Comme le disait l’ancien président Ratsiraka au premier jour des négociations, « il faut trouver un accord mais encore faut-il l’appliquer ». Et c’est là justement que le suspense demeure. Andry Rajoelina aujourd’hui homme fort du pays va-t-il appliquer l’accord et accepter de partager le pouvoir ? De fait l’accord de Maputo met fin à la Haute Autorité de Transition qui ne pourra plus diriger Madagascar. Les nouveaux politiciens et membres de la HAT vont-ils accepter de quitter la chaise qu’ils ont acquise pour laisser la place à un membre de la mouvance Ravalomanana, Ratsiraka ou Zafy ?

Comme l’a montré Andry Rajoelina durant les négociations, celui-ci semblait dépassé par les négociations au point de dire qu’il y avait un front uni de trois anciens présidents en face de lui. Les négociations lui semblaient à ce point « explosives » qu’il devait bien souvent se retirer pour demander l’avis de ces conseillers avant de revenir à la table des négociations. En réalité Andry Rajoelina semble de plus en plus au pied du mur : d’un côté l’aile dure de la HAT en veut « à mort » à Ravalomanana et l’accord qui vient d’être signé peut être interprété comme une trahison. D’autre part étant donné les concessions faites par les anciens présidents pour l’intérêt supérieur de la Nation, Rajoelina a intérêt à ne être perçu comme celui qui a fait capoter un accord historique vers la réconciliation nationale.

Enfin un gros point d’interrogation demeure : l’armée de plus en plus impliquée dans les affaires politiques du pays va-t-elle refuser les termes de cet accord de Maputo comme elle a menacé de le faire avant même le début des négociations ?

L’armée va t-elle accepter l’accord de Maputo

Rien n’est encore fait, Madagascar n’est pas encore sorti de la crise. En tout cas la balle est désormais dans le camps de Rajoelina qui détient le pouvoir. La conférence de presse donnée à son arrivée à Ivato dimanche après-midi n’est pas des plus rassurantes. Très évasif face aux questions des journalistes, Rajoelina a simplement déclaré :

« L’accord va nous conduire vers le changement que l’on souhaite (…) la signature de la charte est synonyme de la reconnaissance de la transition par la communauté internationale »

Or Maputo a signé la fin de la HAT. De plus rien n’a été évoqué quant au rôle de Rajoelina dans cette Nouvelle Transition qui s’annonce… Les jours à venir vont être décisifs pour l’avenir du pays.

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:12

Spécial Maputo : Accord de paix signé pour une nouvelle transition !

9 août 2009
Andry Rajoelina, Joaquim Chissano et Marc Ravalomanana applaudissent la signature de l'accord de Maputo Andry Rajoelina, Joaquim Chissano et Marc Ravalomanana applaudissent la signature de l'accord de Maputo (08/08/09)

 

L’ancien président Marc Ravalomanana, destitué par un coup d’Etat en mars, et le chef du gouvernement de facto (HAT), Andry Rajoelina, se sont mis d’accord sur un nouveau gouvernement de transition afin de sortir le pays de la crise politique.

Accord de paix et mise en place d’un nouveau gouvernement de transition

Les deux camps ont trouvé un accord dimanche matin à Maputo, après quatre jours de négociations sous la médiation de l’ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina sont parvenus à un accord sur la mise en place d’un gouvernement de transition destiné à ramener le calme dans le pays.

Concessions de taille de part et d’autre

Marc Ravalomanana a indiqué qu’il ne prendrait pas part au futur gouvernement de transition, mais que son parti y serait représenté. Il affirmé qu’il « contribuerait activement au fonctionnement de l’administration de transition ». Du côté d’Andry Rajoelina, il n’est plus assuré d’être à la tête de la transition et de pouvoir se présenter aux futures élections présidentielles puisque il semblerait qu’aucun changement de la constitution ne serait prévu par la déclaration de Maputo.

Nouvelle et longue transition

Les parties se sont par ailleurs accordées sur une durée de la transition ne pouvant excéder 15 mois, avec à l’issue les élections présidentielles et législatives « transparentes sous supervision internationale ». La composition du gouvernement de transition, prévue pour être inclusive et consensuelle devrait être déterminée ce dimanche. Il comprendra un président, un vice-président, un Premier ministre, trois vice-Premiers ministres et 28 ministres. Ce casting exact est d’importance car l’accord prévoit que les membres du gouvernement de transition ne pourront pas se présenter aux futures élections, à l’exception du président de l’instance.
Certains détails, toutefois, doivent encore être précisés lors des discussions qui se poursuivent ce dimanche à Maputo.

Ravalomanana « disponible »

Marc Ravalomanana a déclaré être « totalement disponible pour aider à résoudre cette crise ». Bref disponible pour les prochaines élections. Son retour est d’ailleurs facilité par l’accord de samedi. Ce denier lève en effet la condamnation de Ravalomanana à quatre ans de prison en juin par un tribunal malgache pour abus de pouvoir dans l’achat d’un jet privé présidentiel en 2008.

Libération des prisonniers politiques

L’accord prévoit aussi l’amnistie à tout membre d’un gouvernement ou de l’opposition « entre le 1er janvier 2002 et la signature » de la charte de transition. Sont exclus de l’amnistie les « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et violations des droits de l’Homme », selon l’accord.

(Avec Agences)

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 22:11

 

ACCORD TROUVE AU SOMMET DE MAPUTO !

 

Les 4 mouvances sont parvenues à un Accord de Sortie de Crise Samedi soir


 

09/08 - Sobika.com - Un accord a été trouvé samedi soir à Maputo entre les 4 mouvances. On peut donc dire officiellement, que Madagascar sort à compter de ce jour de la crise politique dans laquelle elle était plongée. A l'heure ou nous écrivons, nous n'avons pas encore tous les détails de l'accord de Transition mais quelques points importants sont connus.

La Transition aura une durée maximum de 15 mois avant une élection présidentielle. Pendant ces 15 mois, les 4 mouvances participeront aux institutions de la Transition dont la mouvance Ravalomanana.

Toutefois, et c'est l'info de la journée de samedi, Marc Ravalomanana ne participera pas "personnellement" à cette Transition. Ce dernier a en effet, accepté une condition fixée par la HAT ne pas rentrer (dans l'immédiat) à Madagascar, dans l'intérêt supérieur de la Nation et pour des raisons de sécurité personnelles. Marc Ravalomanana reste donc en exil, mais de manière consentie peut on dire et son retour doit être fixé dans l'accord de Maputo mais rien n'est moins sur à 100% car aucune info "écrite" n'a filtré sur une date éventuelle. En contre partie de cette concession, il a obtenu l'annulation de son procés qui l'avait condamné à 4 ans de prisons ferme pour l'achat de Force One 2. Toutefois, il est important de souligner qu'il n'est pas à l'abri de nouveaux procés en cas de plaintes sur d'autres sujets que Force One 2.

Albert Zafy devrait se voir offrir un poste important au sein de la Transition et Didier Ratsiraka a vu son jugement sur la crise de 2002 entièrement annulé.

Bref, Madagascar est parvenu à un accord consensuel et signé par les quatre parties ce qui est fait ! Certains s'en sortent mieux que d'autres.

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