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  • : Le blog de P.E. et J.F.
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  • : Nous voici sur un blog pour vous faire partager un peu de nous. Nous l'avons créer pour nous détendre, partager qui nous sommes et être aussi le blog qui fait de nous des messagers de nos passions. Et elles sont diverses et plus ou moins communes. Nos passions : La n° 1 : Dieu le Père, Jésus-Christ le Fils, et l'Esprit Saint qui nous anime. La n° 2 : la Famille. La n° 3 : l'Eglise universelle et l'église locale. La n ° 4 : Madagascar. Avec son paysage, sa culture, ses coutumes et traditions
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  • Nous voici : les auteurs du blog MALALA, notre Blog sur nous :1 couple mixte marié,vivant en Eure et Loir. Lui,Français d'origine Portugaise.Elle,Malgache.
 MALALA ,en français CHERI(E), mot d'origine malgache. MALALA Ô désigne Notre Dieu d'Amour.
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:37

Une publication sur les jumeaux de Mananjary pour mieux définir une stratégie d’élimination progressive d’une pratique coutumière discriminatoire
(20-09-2011) - Le Bureau de l’UNICEF à Madagascar et le Centre d’Analyse et de Prospectives sur le Développement à Madagascar (CAPDAM) ont officiellement procédé le 19 septembre 2011 au lancement de l’ouvrage Les Jumeaux de Mananjary, entre abandon et protection.

Des enfants
Des enfants
© Solofo Tinah - niouz.net


La publication, écrite par Gracy Fernandes, Ignace Rakoto et Nelly Ranaivo Rabetokotany, retrace, en treize chapitres, la violence perpétrée sur les enfants jumeaux dans leur intégrité physique et psychologique, les diverses manifestations des violations de leurs droits dans les cadres familial, communautaire et administratif, mais aussi les facteurs de protection et les bonnes pratiques locales existantes pour soustraire les enfants jumeaux à un interdit discriminatoire.

Selon la coutume des Antambahoaka, populations du district de Mananjary, la naissance des jumeaux est considérée comme un événement maléfique, pouvant attirer le malheur sur les parents biologiques qui les gardent. Les jumeaux se retrouvent ainsi abandonnés à la naissance par leur famille d’origine, et sont privés du droit de vivre avec leurs parents biologiques. Exclus de la communauté, les enfants jumeaux ne sont pas non plus admis aux cérémonies rituelles et sont souvent rejetés par leur clan. Ceux qui choisissent d’élever et d’éduquer leurs enfants jumeaux, de leur côté, font aussi l’objet de discrimination.

L’abandon des enfants, surtout en milieu rural où ils « sont déposés au pied d’un arbre ou aux bords de la route dans un panier ou dans un carton », a des impacts sur leur santé et leur survie. « Le manque de soins aggravé par le froid et l’état de choc devient fatal pour ces bébés jumeaux abandonnés. Leur espérance de vie est dramatiquement faible (…), la plupart meurent avant la fin du premier semestre, les principaux fléaux qui les guettent étant la dysenterie (diarrhée), l’état avancé de malnutrition et, pour les riverains du canal de Pangalana, la drépanocytose », indique l’ouvrage.

Des voix commencent néanmoins à s’élever contre cette coutume. « Un refus de l’interdit frappant les jumeaux existe au sein de la communauté Antambahoaka. Des familles espèrent une prise de conscience au sein même de la communauté en faveur de la suppression du tabou », signale Gracy Fernandes, l’une des auteures de l’ouvrage. « Ces personnes demandent la protection de l’Etat, non seulement en termes de soutien moral et matériel, mais particulièrement en termes de mesures sages et clairvoyantes qui leur permettront d’être Antambahoaka tout en étant délivrés de l’interdit jeté sur les jumeaux », poursuit-elle.

Au village de Fanivelona, se trouvant dans le district de Nosy Varika, situé à 100 km au nord de Mananjary, là même où la tradition orale indique l’origine du tabou, l’interdit a été définitivement supprimé lors d’une cérémonie de levée d’interdit en 1982, selon l’exposé d’Ignace Rakoto, co-auteur de l’ouvrage. Par ailleurs, des Centres accueillent les enfants jumeaux abandonnés à Mananjary, mais cette solution reste provisoire. La loi sur les droits et la protection de l’enfance adoptée en 2007 prévoit, en outre, des mesures contre l‘abandon d’enfants.

« Le plus important n’est pas de prendre des mesures contraignantes et répressives contre ceux qui abandonnent leurs enfants jumeaux, mais plutôt de faire prendre conscience aux différents acteurs de la protection de l’enfance de l’urgence d’une mobilisation de toutes les institutions pour écourter la survie de cet interdit préjudiciable à la communauté Antambahoaka », déclare Nelly Ranaivo-Rabetokotany, co-auteure de l’ouvrage.

Mesurant l’ampleur des impacts d’une pratique coutumière discriminatoire envers les enfants jumeaux, et révélant les bonnes pratiques existantes pour soustraire les enfants jumeaux au tabou, l’ouvrage vise à définir une stratégie de protection dont l’objectif est l’élimination progressive de l’interdit. Cette publication, axée sur une approche basée sur les Droits Humains, fait suite à une série d’études publiées par le CAPDAM depuis 2007 sur les enfants jumeaux de Mananjary.

« Chaque enfant a le droit de vivre avec ses parents biologiques et de recevoir les meilleurs soins pour assurer sa survie et son développement. Tout doit être mis en œuvre pour qu’aucun enfant ne souffre de discrimination et d’exclusion. La création d’un environnement favorable à la protection des enfants jumeaux nécessite l’engagement conjoint du gouvernement et de la communauté. Le dialogue et les alliances avec les ainés de la communauté, les notables et les chefs traditionnels doivent être renforcés afin de surmonter de manière progressive les obstacles d’ordre coutumier à la réalisation des droits de l’enfant », conclut Bruno Maes, Représentant de l’UNICEF.

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